Trois segments en repli. Les campings de l’EPCI perdent 2 721 lits (−19,3 %), une contraction réelle qui n’est pas un effet de reclassement vers d’autres catégories de plein air. L’hôtellerie traditionnelle recule de 9,8 % (−238 lits) et les résidences de tourisme de 27,6 % (−222 lits).
Deux segments en croissance. Les meublés progressent fortement, avec +1 657 lits sur la période (+38,1 %), portés notamment par la ville-centre. Les chambres d’hôtes gagnent 190 lits (+23,4 %).
Un constat à interpréter avec prudence. Ces évolutions parallèles — recul du plein air et de l’hôtellerie d’un côté, essor des meublés et des chambres d’hôtes de l’autre — ne traduisent pas mécaniquement un lien de cause à effet. Les données disponibles ne permettent pas de l’établir. Par ailleurs, la hausse des meublés combine vraisemblablement créations réelles et amélioration de la déclaration ou du classement d’hébergements déjà en activité ; celle des chambres d’hôtes peut intégrer le basculement d’hôtels vers cette catégorie au cadre réglementaire moins contraignant.
Sarlat, cœur urbain de l’offre. La ville porte 32,7 % des lits marchands de l’EPCI en 2025, en progression de trois points sur la période. Ce poids modéré tient au fait que les campings — plus de la moitié des lits marchands du territoire intercommunal — sont concentrés dans les autres communes de l’EPCI, notamment celles de la vallée de la Dordogne. Hors campings, Sarlat concentre en réalité 52 % des lits marchands de l’EPCI et confirme son rôle de pôle touristique structurant.
Au total, le parc marchand de l’EPCI Sarlat – Périgord Noir change davantage de visage qu’il ne s’étend.
Source : Observatoire départemental de l’économie touristique. Compilation et analyse : Office de tourisme de Sarlat.