Point sur le locatif saisonnier – septembre 2026

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Locatif touristique pour l’EPCI Sarlat – Périgord Noir : ce que les données Airbnb révèlent des neuf premiers mois et du mois de septembre 2026

Source : Observatoire mutualisé du locatif – données AirDNA (Airbnb), CDT24 – EPCI Sarlat Périgord Noir

Comme à chaque édition, une précision de méthode s’impose. Les chiffres qui suivent portent exclusivement sur les réservations réalisées via Airbnb, plateforme étudiée par AirDNA. Si Airbnb est aujourd’hui l’acteur majeur de la location de courte durée, il n’est pas le seul : d’autres canaux (agences, plateformes concurrentes, réservation directe, meublés déclarés hors plateforme) participent à l’activité du territoire. Les tendances décrites ici concernent donc une partie significative, mais non exhaustive, du parc locatif de l’EPCI, et ne peuvent être mécaniquement généralisées à l’ensemble du secteur.

Neuf premiers mois : des volumes qui stagnent, un revenu toujours en hausse grâce aux tarifs

Sur le cumul janvier-septembre 2026, le constat dressé en août se confirme et se renforce : la croissance de la destination sur Airbnb est désormais presque intégralement portée par les prix, les volumes de réservation ayant cessé de progresser.

L’offre continue de croître, mais plus lentement. La tendance mensuelle moyenne d’annonces disponibles atteint 1 314 logements de janvier à septembre, contre 1 266 en 2025 et 1 234 en 2024, soit +3,8 % sur un an. Les nuits ouvertes à la réservation cumulées s’élèvent à 293 590, contre 283 928 en 2025 et 274 035 en 2024 (+3,4 %). Le parc mobilisé poursuit donc son expansion, à un rythme toutefois un peu plus modéré que les années précédentes.

La fréquentation est désormais en léger repli. Les nuits effectivement réservées de janvier à septembre s’établissent à 169 893, contre 170 276 en 2025 et 162 241 en 2024, soit -0,2 % sur un an. Après le +0,4 % constaté à fin août, le cumul bascule ainsi en très léger négatif. Le signal est clair : les volumes ne progressent plus. Le printemps reste bien orienté (mai +3,6 %, juin +2,4 %), mais il ne compense plus les reculs du début d’année (février -3,2 %, mars -5,1 %) et surtout ceux des deux mois clés de l’été, août (-2,5 %) et septembre (-1,4 %).

Les taux d’occupation reculent. La tendance mensuelle moyenne sur neuf mois s’établit à 57,8 %, en baisse de 1,3 point par rapport à 2025 (60 %). Le mouvement reste la conséquence directe du décalage entre une offre qui progresse encore (+3,4 % de nuits ouvertes) et une demande qui, elle, se contracte légèrement.

Les tarifs demeurent le seul véritable moteur. Le tarif journalier moyen sur neuf mois atteint 134 €, contre 126 € en 2025 et 130 € en 2024, soit +6,3 % sur un an. Cette hausse soutient à elle seule la performance financière : le RevPAR se redresse à 77 € (+2,7 %) malgré le repli de l’occupation, et le revenu total cumulé grimpe à 22 702 877 €, contre 21 403 722 € en 2025 et 21 063 070 € en 2024, soit +6,1 % sur un an. La destination génère donc toujours plus de chiffre d’affaires sur la plateforme, mais exclusivement parce que la nuit se vend plus cher : à volume quasi identique, c’est le prix qui fait toute la différence.

Septembre 2026 : des volumes en baisse, mais un rebond tarifaire marqué

Le mois de septembre illustre une nouvelle fois cette dynamique, avec un contraste encore plus net qu’en août.

Du côté de l’offre, le mois compte 1 722 logements disponibles, contre 1 703 en 2025 et 1 613 en 2024, soit +1,1 % sur un an. En revanche, et pour la première fois cette année sur ce mois, les nuits ouvertes à la réservation reculent légèrement, à 41 557 contre 42 323 en 2025 (-1,8 %).

La fréquentation confirme le repli des volumes estivaux : 21 958 nuits réservées en septembre 2026, contre 22 277 en 2025 (et 22 188 en 2024), soit -1,4 % sur un an. Fait notable toutefois, le taux d’occupation se stabilise, à 52,8 % contre 52,6 % en 2025 (+0,2 point) : offre et demande reculant de concert, l’occupation ne se dégrade pas, à la différence des mois de plein été. La durée moyenne de séjour, elle, continue de s’éroder, à 4,7 nuits contre 5 en 2025.

Mais c’est surtout le tarif qui marque le mois. Le tarif journalier moyen bondit à 127 € en septembre 2026, contre 116 € en 2025 et 128 € en 2024, soit +9,4 % sur un an — l’une des plus fortes progressions de l’année. Ce rebond fait plus que compenser la baisse des volumes : le RevPAR progresse à 67 € (+9,8 %) et le revenu total du mois atteint 2 779 532 €, contre 2 577 082 € en 2025 et 2 844 497 € en 2024, soit +7,9 % sur un an. Autrement dit, avec moins de nuits vendues, septembre génère nettement plus de revenu qu’en 2025. Le délai de réservation, à 72,3 jours, reste légèrement supérieur à celui des deux années précédentes, signe d’une anticipation toujours forte des séjours d’arrière-saison.